Inspecteur en transport collectif

Carlos El Khouri... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Carlos El Khouri

Emilie Laperrière, collaboration spéciale
La Presse

Que fait un boutefeu? À quoi ressemble le quotidien d'un animalier ou d'un détective privé? Pour le savoir, La Presse les a rencontrés pour vous. Regard sur des métiers inusités, rares ou méconnus.

«Servir et protéger» est peut-être la devise des policiers, mais elle pourrait tout aussi bien s'appliquer aux inspecteurs de l'Agence métropolitaine de transport (AMT). Du moins, si l'on en croit Carlos El Khouri, qui exerce ce métier depuis deux ans.

«Mon travail, c'est d'abord et avant tout de servir les usagers. Je dois aussi assurer la sécurité des personnes et des biens à bord, en gare et sur les quais», explique-t-il.

L'inspecteur de 29 ans n'a pas toujours travaillé à l'AMT, mais il est néanmoins dans le domaine des transports depuis le début de sa carrière. «J'étais représentant des ventes au sein d'une entreprise de pièces automobiles avant de faire le saut à l'Agence», précise-t-il.

C'est l'aspect «service à la clientèle» qui l'a convaincu de changer de travail. «J'adore les gens, les écouter et les aider. Mon travail à l'AMT me permet de le faire tous les jours.»

Formation adaptée

Auparavant sous-traité par des entreprises de sécurité comme Garda, le travail d'inspecteur est maintenant la chasse gardée de l'AMT. Ses 24 inspecteurs ont suivi la toute nouvelle formation de 10 semaines offerte à l'École nationale de police du Québec, à Nicolet.

Les agents des services correctionnels, les contrôleurs routiers, les chefs de service de la Protection de la faune et les constables spéciaux d'Hydro-Québec viennent tous de la même école.

Mais les inspecteurs ne sont pas des policiers pour autant. «Notre formation est différente et nos pouvoirs aussi. Je peux arrêter quelqu'un, mais je dois ensuite appeler la police pour qu'elle vienne s'en charger», explique Carlos El Khouri. Pas de push-ups non plus à l'école des inspecteurs, même s'ils doivent garder la forme!

Plusieurs tâches

Le travail d'inspecteur évolue en fonction des situations qui se présentent. «Le matin, j'embarque au bout d'une ligne ferroviaire. En chemin, je vérifie les billets des utilisateurs, je réponds à leurs demandes et je m'assure que les règlements sont respectés», indique M. El Khouri.

Il faut aussi être constamment sur le qui-vive pour réagir rapidement lorsqu'une situation d'urgence survient. «Si un passager fait une crise cardiaque, c'est moi qui dois réagir.»

Carlos El Khouri patrouille également dans les gares. À pied ou à bord d'un véhicule, seul ou avec un partenaire, il scrute tous les détails, de la sécurité à la propreté. Observer, analyser et rapporter les anomalies fait partie de ses tâches quotidiennes. Pas une poubelle pleine ou un graffiti ne lui échappe.

«C'est assez demandant physiquement, puisqu'on est debout toute la journée. Il faut aussi subir les intempéries.» Frileux, s'abstenir!

Un métier peu routinier

Les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas pour l'inspecteur. «Mon travail est fait d'imprévus. Je n'ai pas de bureau et je change souvent de lieu de travail. Même mon horaire change, puisque je travaille de jour comme de soir», explique Carlos El Khouri.

S'il adore le service à la clientèle et son métier en général, les constats d'infraction le rebutent un peu. Mais l'inspecteur est fidèle à l'AMT et au mandat qu'on lui a confié. «J'ai un travail à faire, et ça en fait partie, même si ce n'est pas plaisant. L'important, c'est de suivre les règles.»

Maintien de l'ordre, application des règles de sécurité, mais aussi écoute des clients et de leurs besoins: servir et protéger, c'est aussi un peu tout ça.

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