René Thibodeau, travailleur social

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René Thibodeau

Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale
La Presse

(Montréal) À l'aube de la quarantaine, après avoir travaillé notamment comme serveur dans un restaurant pendant plusieurs années, René Thibodeau a souhaité réorienter sa carrière. Il travaille aujourd'hui en milieu hospitalier, auprès de personnes atteintes du VIH.

«Je voulais travailler dans un milieu où les valeurs humaines étaient considérées, où je pouvais aider les autres. J'ai regardé les programmes offerts dans différentes universités et mon choix s'est arrêté sur le programme de baccalauréat en travail social de l'UQAM», explique-t-il.

Sans trop savoir en quoi consistait le métier de travailleur social, les cours offerts au programme l'ont vivement interpellé.

«Dans les années 90, j'ai perdu une bonne partie de mon réseau d'amis qui sont décédés du VIH. Pendant ma formation, cette problématique sociale a attiré davantage mon attention que les autres», se souvient René.

Il a réalisé son stage à l'Unité hospitalière de recherche, d'enseignement et de soins sur le sida du CHUM - Saint-Luc qui embauche plus d'une centaine de travailleurs sociaux. René y travaille depuis six ans.

Étapes menant à l'intervention

«Lorsqu'une personne est hospitalisée, le personnel médical cerne un problème social et fait ensuite une requête pour qu'un travailleur social puisse d'abord évaluer le patient. Il peut s'agir d'une personne qui n'a pas de réseau social, qui a des problèmes cognitifs, de santé mentale et dont la vie est désorganisée», explique René.

Après avoir étudié le dossier médical du patient et avoir réalisé un entretien avec lui, René Thibodeau s'intéresse à son environnement familial, son réseau, ses conditions de logement, sa situation financière, etc.

«Si la personne est en perte d'autonomie, je dois faire une évaluation et ensuite émettre une opinion professionnelle, faire des recommandations, dit-il. Un patient n'est peut-être pas en mesure de réintégrer son logement, par exemple. Il faut établir un plan d'intervention et faire les démarches nécessaires ensuite.»

René n'est pas psychothérapeute. Il peut toutefois conseiller ses patients, discuter avec eux et leur faire des recommandations en vue de s'assurer qu'ils puissent collaborer avec les membres du personnel médical.

«Je suis choyé ici, admet René. J'ai un excellent chef du service social qui encourage beaucoup le développement, la recherche. J'ai l'espace pour faire un travail clinique, et j'ai la chance d'avoir des moments d'arrêt pour analyser le contexte social et le milieu de la santé, soumettre des propositions et collaborer avec des organismes communautaires», témoigne-t-il.

À savoir

Travailleur social

MILIEUX DE TRAVAIL: Établissements de santé, établissements scolaires, organismes communautaires, pratique autonome

SALAIRE (2012): de 21,59$ à 39,76$ l'heure

PERSPECTIVES D'EMPLOI (2011-2015): Favorables

PERSONNES EN EMPLOI (au 31 mars 2012): 8582 membres de l'OTSTCFQ

FORMATION: Baccalauréat ou maîtrise en travail social

Source: Secrétariat du Conseil du Trésor, Emploi Québec et Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ)

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