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Santé des employés: un programme qui fait son chemin

Marie-Claude Pelletier, PDG de Groupe entreprises en santé,... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Photo Robert Skinner, La Presse

Marie-Claude Pelletier, PDG de Groupe entreprises en santé, l'OSBL derrière la création de la norme «Entreprise en santé».

Stéphane Champagne
Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse

La norme québécoise «Entreprise en santé», qui vise à maintenir et à améliorer de façon durable l'état de santé des personnes en milieu de travail, fait de plus en plus d'adeptes. Les autres provinces du Canada et la France commencent même à s'y intéresser.

Les problèmes de santé psychologique en milieu de travail représentent la première cause d'invalidité, tant au Québec, qu'au Canada. Et ils accaparent près de 70% des coûts d'assurance, ce qui représente une fortune pour les employeurs et la société en général. Bonne nouvelle:

Il est étonnant de constater que les fabricants de biens ou de services le moindrement rigoureux n'hésitent pas à investir beaucoup de temps et d'argent afin d'obtenir l'une des certifications ISO. Idem dans l'agroalimentaire où le sigle HACCP est synonyme de salubrité, donc de qualité. Mais qu'en matière de ressources humaines, personne ou presque ne s'était donné la peine d'élaborer une sorte de cahier de charges où le bien-être des employés serait au coeur des préoccupations de l'entreprise.

Volontaire

Bien que volontaire, la norme «Entreprise en santé» n'en gagne pas moins en popularité dans la Belle Province. Créée en 2008, cette initiative est plus que jamais pertinente dans un marché du travail où les maladies mentales, burn-out et autres épuisements professionnels font plus que jamais des ravages d'un océan à l'autre.

Ailleurs dans le monde, ce n'est guère plus reluisant. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Bureau international du travail (BIT) et le Forum économique mondial (FEM), les problèmes psychologiques sont la quatrième cause du fardeau global de la santé dans les entreprises. En 2020, ils grimperont au 2e rang, déclassant les maladies chroniques. Seules les maladies musculo-squelettiques trôneront encore au sommet de ce triste palmarès.

De son véritable nom «BNQ 9700-800 - Prévention, promotion et pratiques organisationnelles favorables à la santé en milieu de travail», la norme «Entreprise en santé» a été élaborée par le Bureau de normalisation du Québec (ce qui explique le sigle BNQ dans son appellation) et par le Groupe entreprises en santé, un OSBL autrefois connu sous le nom GP2S.

Selon Marie-Claude Pelletier, PDG de Groupe entreprises en santé, la norme vise quatre sphères d'activité: les habitudes de vie personnelle, l'équilibre travail-vie personnelle, l'environnement de travail et les pratiques de gestion.

Mode d'emploi

Programmes de sensibilisation à l'activité physique, formations sur la gestion du stress, plans de développement professionnel individualisés, distributrices d'aliments santé, horaires flexibles sont autant d'initiatives qui peuvent faire une grande différence, dit-elle.

«Notre but premier est que la norme serve de mode d'emploi aux entreprises, qu'elle les aide à poser des gestes concrets. En second lieu, l'entreprise peut pousser la démarche encore plus loin et peut aller chercher son attestation, comme certains le font pour l'ISO», explique Mme Pelletier.

Pas besoin d'être une PME riche à craquer pour s'intéresser au bien-être de ses troupes. Sur le site du BNQ, la version numérique de la norme peut être téléchargée pour environ 55$. «Ce n'est pas cher à l'achat, mais les entreprises devront investir du temps et de l'énergie à l'interne», dit-elle. Pour obtenir l'accréditation et avoir le privilège de s'afficher comme «entreprise en santé», il faut débourser au bas mot entre 2000$ et 3000$ annuellement. Cela comprend notamment un audit effectué par une équipe du BNQ.

À ce jour, depuis la mise sur pied de la norme, 30 entreprises ont été certifiées et 300 autres sont en mode «implantation». «C'est un très grand succès, étant donné que c'est une norme volontaire», dit Marie-Claude Pelletier.

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