Chiffres et perspectives de la CCQ

Martine Letarte, collaboration spéciale
La Presse
«Cela signifie que normalement, ce sont des gens qui se cherchent du travail. C'est un pourcentage relativement élevé», affirme Louis Delagrave, directeur de la recherche à la CCQ.
Il explique cette situation par le fait que la construction industrielle tourne au ralenti depuis quelques années.
«Les électriciens en ont souffert, précise-t-il. Toutefois, cela demeure un bon métier, bien rémunéré et pas trop saisonnier», précise M. Delagrave.
D'ailleurs, certaines régions du Québec sont pratiquement en pénurie d'électriciens. La CCQ remarque que c'est le cas notamment à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, où de nombreux électriciens délaissent le secteur de la construction pour aller travailler pour des sociétés minières.
La CCQ évalue que les perspectives professionnelles pour les électriciens sont bonnes pour les prochaines années.
«On s'attend à une croissance du nombre d'emplois, notamment parce que la construction industrielle reprendra, affirme Louis Delagrave. Par contre, on s'attend à ce que la construction résidentielle diminue.»
La CCQ représente environ 60% des électriciens dans la province. Cela inclut tous les électriciens qui travaillent sur des chantiers de construction, pour le commercial, l'industriel et le résidentiel. Toutefois, la CCQ ne représente pas les électriciens qui travaillent dans la rénovation, ni ceux des secteurs manufacturier et public.
Électriciens de la CCQ
- Apprenti* : 20Â 075$
- Compagnon** : 46Â 765$
- Compagnon travaillant au moins 500 heures : 57Â 496$
* Salaire moyen des diplômés admis en 2009, pour les 12 mois suivant leur admission.
** Salaire moyen en 2010 des compagnons ayant rapporté au moins une heure de travail.
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