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Marché de l'emploi: la course aux réseaux sociaux

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En général, note Martin Lessard, conseiller et spécialiste en stratégie web et médias sociaux, la tendance est aux partages personnels sur Facebook et professionnels sur Twitter, même si des utilisateurs font le contraire.

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    Iris Gagnon-Paradis, collaboration spéciale

(Montréal) Environ 800 millions d'utilisateurs sur Facebook, 100 millions sur Twitter, 135 millions sur LinkedIn, plus de 25 millions pour Google+... Les réseaux sociaux modifient en profondeur notre façon de communiquer avec les autres et le monde du travail et de l'emploi n'y échappe pas.

D'abord réservés à l'usage individuel, les réseaux sociaux séduisent de plus en plus les entreprises: selon un sondage récent mené par le cabinet hongkongais Grant Thornton Jingdu Tianhua, 43% des entreprises au monde ont une présence sur les médias sociaux (40% pour celles des pays du G7, dont le Canada).

«Il y a eu une inversion, observe Martin Lessard, conseiller et spécialiste en stratégie web et médias sociaux. Avant, c'était les employés qui m'appelaient pour me demander de convaincre leur patron que c'était important. Depuis environ deux ans, ce sont les patrons qui veulent que je convainque leurs employés d'embarquer!»

Facebook, Twitter et les autres

Qu'on soit une entreprise ou un individu, la question se pose: sur quel réseau social jeter son dévolu? Cela dépend des objectifs recherchés, croit M. Lessard. «LinkedIn est à part. Son usage est codifié par le marché de l'emploi pour mettre un CV en ligne pour les employeurs. Quant à Facebook et Twitter, ce sont, au contraire, des outils complètement ouverts où tous les usages sont possibles.»

En général, note-t-il, la tendance est aux partages personnels sur Facebook et professionnels sur Twitter, même si des utilisateurs font le contraire. Alors que Twitter vient tout juste de lancer une nouvelle version de son site qui permet aux entreprises de mieux personnaliser leur compte, cela tend à confirmer la tendance plus corporative du réseau où il faut s'exprimer en moins de 140 caractères, croit M. Lessard.

Et Google+? Lancé en 2011, le réseau est, selon le stratège web, «le meilleur des deux mondes», avec sa possibilité de regrouper ses relations en cercle. «Je le trouve plus simple et clair; il y a les avantages de Twitter sans ses inconvénients et une mise en page à la Facebook, mais plus épurée. Son seul défaut, c'est qu'il est moins utilisé. Je crois qu'il risque de devenir plus populaire auprès des entreprises que des individus», note-t-il.

Nouvelle application: BeKnown

Depuis six mois, Monster a lancé BeKnown, une application de réseautage professionnel accessible par Facebook. On peut mettre son CV en ligne et être en relation avec des gens qui ne sont pas nécessairement des amis Facebook. Les entreprises peuvent aussi se donner de la visibilité en créant leur page et en publiant des offres d'emploi. À ce jour, l'application, accessible en 19 langues, a été utilisée par 350 000 personnes sur la planète.

«C'est primordial de garder la vie personnelle et professionnelle séparée sur les réseaux sociaux, croit Robert Waghorn de Monster. Il faut être prudent avec ses photos, à ce qui est dit en ligne... Selon un sondage qu'on a effectué, les employés recherchent cette séparation; ils sont conscients qu'il faut faire attention à leur marque personnalisée.»

Recruter façon 2.0

Nul doute, l'idée de pouvoir recruter rapidement et de façon plus ciblée fait saliver les employeurs. «Le recrutement est le grand défi de la décennie pour les RH, qui ont des besoins fous. Le Graal qu'ils veulent trouver, c'est comment faire pour rejoindre par les réseaux sociaux des vedettes dans un marché», constate M. Lessard.

Des nouvelles plateformes, comme matchFWD (disponible pour LinkedIn), misent exclusivement sur le recrutement social. Développé à Montréal, matchFWD permet de recommander offres d'emploi et candidats - une forme de bouche à oreille virtuelle, finalement.

Alors, qui gagnera la course? «D'ici 2015, il y aura certainement un ou deux acteurs dominants. Présentement, on tente de développer des outils pour détecter des signaux faibles dans les tweets ou sur Facebook de gens qui sont prêts à quitter leur emploi, par exemple. C'est du recrutement avancé. Celui qui gagnera sera celui qui réussira à le faire», conclut le conseiller.

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