Ça ne tourne pas rond chez Six Flags
L'entreprise de New York tente de s'entendre avec ses créanciers pour essayer d'éviter ce choc.
À La Ronde, on estime cependant que cette restructuration n'aura aucun impact sur les activités montréalaises.
«Ça ne nous affecte pas, nous préparons la saison comme d'habitude, a affirmé le responsable des relations publiques à La Ronde, Martin Roy. La Ronde est en bonne posture, La Ronde fait de bonnes affaires, nous allons ouvrir le 16 mai, il n'y a pas d'équivoque de ce côté-là .»
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Les nouvelles qui proviennent de New York sont cependant beaucoup plus préoccupantes. Dans un rapport remis cette semaine à la Securities and Exchange Commission, l'entreprise a reconnu qu'elle n'avait pas les liquidités nécessaires pour rembourser les actions privilégiées qui arrivent à échéance en août prochain. Il s'agit d'une somme de 287,5 millions de dollars US, à laquelle il faut ajouter 31,3 millions US en dividendes non payés. Six Flags a ajouté que compte tenu de l'environnement économique difficile et du resserrement du marché du crédit, il lui sera difficile de refinancer sa dette.
«Il y a un doute substantiel quant à notre capacité de poursuivre nos affaires sans une restructuration réussie», a indiqué l'entreprise dans son document.
Six Flags a indiqué que cette restructuration devra obtenir l'accord des détenteurs d'actions privilégiées, des créanciers et d'autres intervenants. L'entreprise a précisé qu'une telle initiative entraînera probablement des changements à la direction et une dilution des actions des actionnaires actuels.
«Si nous n'arrivons pas à négocier une entente de restructuration à temps, nous devrons peut-être nous placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites et proposer un arrangement au tribunal», a poursuivi Six Flags.
L'entreprise a admis que de longs processus judiciaires pourraient avoir un effet négatif sur ses affaires: les fournisseurs pourraient prendre peur et essayer d'annuler leurs contrats, les employés pourraient essayer de se replacer ailleurs et les clients pourraient décider d'aller dépenser ailleurs.
Six Flags exploite 20 parcs d'attractions, soit 18 aux États-Unis, 1 au Canada et 1 au Mexique.
Optimisme à Montréal
À Montréal, Martin Roy s'est montré rassurant, promettant une saison exceptionnelle: La Ronde présentera notamment une nouvelle attraction, La Momie, qui a nécessité un investissement supplémentaire de près d'un million de dollars.
«Nous sommes plus que jamais en affaires, nous embauchons, nous investissons, nous vendons des passeports-saison, nous vendons aux groupes», a-t-il insisté.
Il a ajouté que dans le contexte économique difficile qui règne actuellement, les gens auront besoins d'évasion et de divertissement.
«Ils peuvent compter sur La Ronde pour leur en donner», a-t-il lancé.
Au siège social de New York, on n'a pas voulu dire si Six Flags envisageait la vente de certains de ses parcs d'attractions, dont La Ronde. À Montréal, M. Roy a rejeté cette possibilité.
«La Ronde est profitable et je ne vois pas quel serait l'intérêt pour Six Flags de s'en départir», a-t-il affirmé.
L'action de Six Flags a glissé de 21% à la Bourse de New York hier pour clôturer à 15 cents US. À l'automne 2005, le titre s'échangeait autour de 7,25 dollars US.
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