Toronto glisse avec le pétrole

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Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 30,23 points à 23 409,47 points.

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Agence France-Presse
New York, Toronto

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse mardi, tout comme ses consoeurs américaines, alors que le prix du pétrole brut connaissait son plus gros recul quotidien depuis octobre.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 113,13 points pour terminer la séance à 15 913,13 points, tiré vers le bas par le secteur de l'énergie, qui a plongé de 3,3%.

Le cours du pétrole a lâché 1,06 $ US à 55,70 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York.

«Nous observons une faiblesse soutenue sur les marchés mondiaux. Nous avons vu que tous les grands marchés ont connu un genre de retraite par rapport à leurs sommets atteints plus tôt dans le mois», a expliqué Todd Mattina, économiste en chef et stratège chez Placements Mackenzie.

«Le déclin des prix du pétrole pèse vraiment sur les secteurs de l'énergie des marchés mondiaux, ce qui est évidemment très important pour le marché canadien.»

Selon M. Mattina, le rapport optimiste dévoilé mardi par l'Agence internationale de l'énergie a joué un rôle dans la baisse des prix de l'énergie. Selon le document, la croissance de la production de pétrole aux États-Unis devrait être très forte et connaître une croissance très rapide de maintenant à 2025.

«Nous avons vu une reprise très impressionnante récemment du côté des prix du pétrole, laquelle a été alimentée par l'espoir d'une prolongation des coupes de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ainsi que par l'incertitude entourant la situation politique en Arabie saoudite», a poursuivi M. Mattina.

«Mais aujourd'hui cela fait un pas en arrière en raison d'une prévision de conditions météorologiques plus chaudes que la normale, et d'une production très robuste aux États-Unis dans les années à venir.»

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 78,54 cents US, en baisse de 0,31 par rapport à son cours moyen de vendredi.

Ailleurs à la Bourse des matières premières de New York, le cours du lingot d'or a pris 4,00 $ US à 1282,90 $ US l'once, tandis que celui du cuivre a chuté de 5 cents US à 3,07 $ US la livre.

À Wall Street, la Bourse de New York a terminé en baisse, affectée par les incertitudes concernant les délais d'adoption de la future réforme fiscale américaine, actuellement en discussion au Sénat: le Dow Jones a perdu 0,13% et le Nasdaq 0,29%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a reculé de 30,23 points à 23 409,47 points

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 19,72 points, à 6737,87 points.

L'indice élargi S&P 500 a abandonné 0,23% ou 5,97 points à 2578,87 points.

Promise par Donald Trump, l'adoption de la loi fiscale avant la fin de l'année s'annonce serrée.

Alors que la chambre des représentants doit adopter sa version du texte jeudi, les sénateurs débattent cette semaine des arbitrages budgétaires indispensables pour un vote à la majorité simple, leur souhait pour ne pas être contraints de recourir à des voix de l'opposition démocrate.

«Nous devons adopter la réforme fiscale cette année», a assuré Gary Cohn, le conseiller économique du président Donald Trump,  lors d'un entretien avec le Wall Street Journal.

«Il semble difficile qu'un vote des sénateurs survienne avant Thanksgiving (le 23 novembre)», a remarqué Peter Cardillo de First Standard Financial. «Ensuite, un texte commun aux deux chambres du Congrès devra être adopté avant la fin de l'année. Autrement il faudra attendre la rentrée 2018, ce qui risque d'être sanctionné par les marchés.»

Plusieurs mesures sont à l'étude au Sénat, outre le potentiel report d'un an de la baisse d'impôt pour les entreprises de 35 à 20%: la suppression d'une disposition de la loi Obamacare, envisagée mardi, qui permettrait d'économiser environ 300 milliards de dollars sur les dix prochaines années, ou une baisse moins ambitieuse de la taxe sur les entreprises, à 21%.

- Avec La Presse canadienne




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