La réforme fiscale américaine inquiète les  marchés

La Bourse de New York a terminé la séance en ordre dispersé vendredi, les... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Agrandir

PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Bourse de New York a terminé la séance en ordre dispersé vendredi, les investisseurs continuant à craindre des aménagements dans la grande réforme fiscale promise par Donald Trump: le Dow Jones a perdu 0,17% et le Nasdaq a progressé de 0,01%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones a perdu 39,73 points, à 23 422,21 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a terminé quasi stable, gagnant 0,89 point, à 6750,94 points.

L'indice élargi S&P 500, a reculé de 0,09% ou 2,32 points, à 2582,30 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a perdu 0,5%, le Nasdaq 0,2% et le S&P 500 0,2%.

«C'est la première baisse hebdomadaire des indices depuis deux mois», a commenté Phil Davis de PSW Investments.

«Une grande partie des hausses records que nous avons connues provient de l'espoir que les entreprises paieront moins d'impôts (avec la réforme fiscale). Tout ce qui rendrait la réforme incertaine peut faire vaciller violemment les actions», a estimé le spécialiste.

Le projet présenté jeudi par les sénateurs républicains propose de reporter à 2019 la baisse de l'imposition des entreprises de 35 à 20% promise par Donald Trump, alors que la chambre des Représentants a proposé, dans son projet, une application immédiate de la mesure.

«C'est encore une réaction très mesurée des marchés», a estimé Howard Silverblatt de S&P Dow Jones Indices, prédisant une correction plus lourde si le report de la baisse fiscale sur les entreprises était finalement voté après les discussions entre les deux chambres.

Par ailleurs, «nous connaissons un contrecoup sur les résultats d'entreprises. Les résultats des sociétés du S&P 500 sont quasiment terminés, désormais ce sont les entreprises à petite et moyenne capitalisation qui présentent les leurs. Et il n'y a rien d'excitant qui justifie la poursuite de la hausse incroyable des indices», a commenté M. Davis.

Sur le front des résultats, les quelques annonces réalisées étaient mitigées, le groupe de distribution Nordstrom a terminé inchangé, malgré un recul de ses ventes trimestrielles, tandis que J.C. Penney (+15,3%) a fait état d'une progression de ses ventes et Hertz (-2,25%) a dévoilé des profits supérieurs aux attentes.

Parmi les autres valeurs du jour, Disney a progressé (+2,1%), après avoir présenté des résultats trimestriels décevants, mais annoncé jeudi la préparation d'une «toute nouvelle trilogie» Star Wars, son épopée intergalactique qui est l'un des plus grands succès du cinéma.

General Electric a avancé (+2,5%), le groupe s'apprêtant lundi à dépecer une nouvelle fois son empire via des cessions d'actifs et des milliers de suppressions d'emplois, affectant particulièrement l'activité É ergie (Power), selon une source à l'AFP.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse pour une troisième séance consécutive, les actions des banques et des assureurs ayant cédé du terrain.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 42,83 points pour terminer avec 16 039,26 points. Le secteur de la finance a retraité de 0,7%.

Les titres de toutes les grandes banques ont reculé, tout comme ceux des grands noms de l'assurance, la Financière Manuvie et la Fairfax Financial Holdings.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 78,85 cents US, en hausse de 0,06 cent US par rapport à son cours moyen de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a rendu 43 cents US à 56,74 $ US le baril, tandis que celui du lingot d'or a perdu 13,30 $ US à 1274,20 $ US l'once. Le prix du cuivre a rendu 1 cent US à 3,08 $ US la livre.

AFP-PC




publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer