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Changements climatiques: les grands investisseurs augmentent la pression sur les entreprises

Une trentaine d'investisseurs institutionnels, parmi les plus importants... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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Une trentaine d'investisseurs institutionnels, parmi les plus importants au Québec et au Canada, se regroupent pour mettre de la pression sur les sociétés cotées en Bourse au pays afin de les amener à devenir plus transparentes quant à l'impact de leurs activités sur les changements climatiques.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

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Richard Dufour

Une trentaine d'investisseurs institutionnels, parmi les plus importants au Québec et au Canada, se regroupent pour mettre de la pression sur les sociétés cotées en Bourse au pays afin de les amener à devenir plus transparentes quant à l'impact de leurs activités sur les changements climatiques.

La Caisse de dépôt et placement du Québec, Investissements PSP, Fiera Capital, Hexavest, Jarislowsky Fraser et le Fonds FTQ sont quelques-uns des signataires d'une déclaration qui sera faite aujourd'hui au Colloque québécois de l'investissement responsable, au Centre Mont-Royal, à Montréal.

Les grands investisseurs demandent aux entreprises de s'engager à divulguer davantage d'information sur les risques auxquels elles sont exposées en matière de changements climatiques, ainsi que sur les mesures qu'elles prennent pour les gérer.

Des fonds européens qui investissent au Canada, comme Zwitserleven (Suisse), l'ERAFP (France) et ACTIAM (Pays-Bas), signent aussi cette déclaration soutenue par 13 organisations fournissant un appui de principe, notamment l'Association canadienne des valeurs mobilières.

Les 30 investisseurs signataires gèrent collectivement un actif supérieur à 1200 milliards de dollars. Ils espèrent qu'avec leur poids, ils réussiront à provoquer des modifications dans les façons de faire des entreprises.

« Les investisseurs peuvent faire parler leur argent et être un agent de changement. » - Matthieu Cardinal, vice-président aux affaires publiques et partenariats stratégiques de Finance Montréal

Les signataires croient que le geste, qui s'inscrit dans une tendance visant à faire croître l'économie mondiale de manière durable, est nécessaire afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) et assurer une bonne transition énergétique.

Les investisseurs institutionnels ne peuvent pas forcer les entreprises à agir. Ce pouvoir revient aux régulateurs, qui se penchent par ailleurs actuellement sur la question, dit Matthieu Cardinal.

Les pratiques de divulgation seront maintenant suivies d'encore plus près. « Dans un an ou deux, nous serons en mesure de savoir si les entreprises ont répondu à l'appel. »

TRANSPARENCE

Entre-temps, les efforts de sollicitation se poursuivront afin de tenter d'ajouter d'autres signataires pour poursuivre la lutte contre les changements climatiques.

« Nous avons tous un rôle clé à jouer pour promouvoir une plus grande transparence et une meilleure divulgation des risques liés aux changements climatiques des sociétés dans lesquelles nous investissons », affirme André Bourbonnais, président et chef de la direction d'Investissements PSP.

D'autres gouvernements ailleurs dans le monde sont plus avancés que le Canada en la matière, dit Matthieu Cardinal.

« Les pays nordiques et européens imposent plus de contraintes aux entreprises et certaines Bourses ont adopté des politiques du type "comply or explain", qui forcent les entreprises à divulguer des informations ou à expliquer pourquoi elles ne le font pas. » - Matthieu Cardinal, vice-président aux affaires publiques et partenariats stratégiques de Finance Montréal 

À l'heure actuelle, les investisseurs actifs sur le marché canadien disposent de données insuffisantes, disent les signataires. Selon eux, sans une divulgation adéquate des risques liés aux changements climatiques, l'évaluation de la résilience du modèle d'affaires d'une entreprise ou des impacts sur ses actifs ne peut être correctement intégrée dans des thèses d'investissement.

« Avec plus d'informations à leur disposition, les investisseurs pourront mieux évaluer l'ensemble des risques auxquels sont exposés leurs portefeuilles d'investissements et concevoir des stratégies de placements adaptées aux réalités des changements climatiques », dit Louis Lévesque, directeur général de Finance Montréal.

LES 30 SIGNATAIRES

Caisse de dépôt et placement du Québec

Investissements PSP

Fiera Capital

Jarislowsky Fraser

Hexavest

Addenda Capital

Desjardins

Investissement Québec

La Capitale

Fonds FTQ

Fondaction

Formula Growth

Triasima

Férique Gestion de Fonds

Gestion financière MD

Bâtirente

CoPower

Gestion de portefeuille Landry

AlphaFixe

BC IMC

Ipsol Capital

Ircantec

Actiam

Ethos

Placements NEI

Share

Vancity

Zwitserleven

ERAFP

Régime de retraite de l'Université de Montréal




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