Berkshire Hathaway: le titre parfait pour 2017 ?

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L'action de Berkshire Hathaway a gagné près de 7000 % en 30 ans.

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Est-il encore pertinent d'investir dans les actions du conglomérat Berkshire Hathaway de Warren Buffett après des gains boursiers de près de 7000 % en 30 ans ? La communauté financière croit généralement que oui. Voici le titre parfait pour faire face à l'année mouvementée qui s'annonce en Bourse.

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L'action de Berkshire Hathaway a gagné près de 7000 % en 30 ans.

Photo Nati Harnik, Archives Associated Press

« Accroche-toi à ton chapeau, Warren Buffett », écrit Andrew Bary, qui signe la chronique « Streetwise », dans le magazine Barron's. « Depuis l'élection présidentielle, Wall Street a décrété que Berkshire Hathaway était le titre parfait pour l'ère Trump : une société axée sur l'Amérique et très sensible à l'amélioration de l'économie industrielle. »

Même après un bond de 11 % depuis la fameuse soirée électorale du 8 novembre, l'action ordinaire de catégorie A, qui a touché un niveau record il y a 10 jours, paraît en effet encore alléchante pour bien des gestionnaires de fortune.

Évidemment, à 246 000 $US pièce, cela n'est pas à la portée de tout le monde, mais il y a une option moins onéreuse pour accrocher son wagon à la locomotive Buffett. Vous pouvez jeter votre dévolu sur l'action de catégorie B. Celle-ci vaut le 1500e de son aînée et ne confère que le 10 000e des droits de vote. Il en coûtait « seulement » 163 $US l'unité, à la Bourse de New York encore jeudi.

La valorisation boursière élevée n'a rien d'excessif eu égard à l'actif, selon la banque britannique Barclays. Elle se situe aux environs de 1,5 fois la valeur comptable et devrait tendre vers 1,3 fois l'estimation pour 2016, voire 1,2 fois celle de 2017. Berkshire peut notamment compter sur son « carré d'as », c'est-à-dire ses participations dans les colosses Coca-Cola, Wells Fargo, IBM et American Express.

Selon Barclays, la croissance du bénéfice par action devrait accélérer à plus de 5 % cette année après avoir progressé de 2 % l'an dernier (les chiffres de 2016 seront dévoilés à la fin du mois). Les analystes comptent notamment sur un redressement des profits des chemins de fer avec une hausse des volumes de pétrole transporté sur rail. Le groupe devrait aussi profiter de l'intégration récente du fabricant de piles Duracell et de Precision Castparts, entreprise spécialisée dans les pièces détachées pour l'aéronautique.

Qui plus est, le groupe Berkshire est assis sur un tas d'or avec une trésorerie de 85 milliards, soit le cinquième de la capitalisation boursière. Barclays estime que cela laisse 60 milliards immédiatement disponibles pour des acquisitions, puisque Berkshire s'engage à garder sous la main au moins 20 milliards pour les besoins de ses entreprises d'assurance.

D'OMAHA À SAINT-BRUNO

Carl Simard, président et gestionnaire de la firme MEDICI, de Saint-Bruno, estime de même que les actions de Berkshire ont une valeur intrinsèque « raisonnablement supérieure aux cours actuels ». Le bilan du conglomérat complexe rapporte en effet la valeur des investissements au coût plutôt qu'à la valeur marchande, souligne-t-il. Les actions du « carré d'as », par exemple, sont inscrites aux livres à une valeur de 15 milliards, alors que leur juste valeur marchande frôle les 54 milliards.

L'expert de MEDICI rappelle aussi que Buffett s'est déclaré prêt à racheter massivement ses actions si leur valeur boursière glissait à moins de 120 % de leur valeur comptable, ce qui place un plancher invisible à environ 140 $ pour la classe B.

La firme COTE 100, également de Saint-Bruno, est elle aussi toujours sous le charme avec une recommandation « conserver » et une évaluation à 180 $US.

Philippe Le Blanc, président, a succombé à la tentation BRK à l'hiver 2013, après avoir profité des vacances de Noël pour relire sa bible, c'est-à-dire les écrits de Warren Buffett. Il n'y avait aucun doute dans son esprit que M. Buffett et son compère Charles Munger allaient faire fructifier son avoir d'au moins 10 % par année. De fait, c'est la moitié moins que le rendement obtenu depuis trois ans.

Pour sa part, le gestionnaire de portefeuille Philippe Hynes, de la firme montréalaise Tonus Capital, garde l'oeil ouvert pour un prix d'achat plus intéressant. Ironiquement, le professeur de l'Université Concordia a liquidé ses actions de Berkshire quelques mois avant de rencontrer Warren Buffett avec un groupe d'étudiants, à Omaha, en novembre dernier. Suivant ses calculs, l'action B était déjà pleinement évaluée à 150 $US.

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