Inquiète de la Chine, Wall Street termine en baisse

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Avec d'autres chiffres faibles mardi à travers le monde, dont un ralentissement de l'activité manufacturière américaine en août, «le marché est dans un état d'esprit où il ne trouve que des raisons pour baisser», a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a chuté mardi, dans le sillage des autres grandes Bourses mondiales, après qu'un mauvais chiffre chinois a relancé les inquiétudes sur la deuxième économie de la planète et sur la croissance mondiale.

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Les marchés à la fermeture:

  • TSX 13 481,90 / -377,22 (-2,72%)
  • Dow Jones 16 058,35 / -469,68 (-2,84%)
  • S&P 500 1 913,85 / -58,33 (-2,96%)
  • NASDAQ 4 636,10 / -140,40 (-2,94%)

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Wall Street a «rejoint la débâcle mondiale et terminé la séance en forte baisse, le sentiment général étant plombé par (...) des inquiétudes renouvelées sur la croissance mondiale après des chiffres moroses sur l'activité manufacturière à travers la planète», ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.En premier lieu, l'activité manufacturière en Chine --pilier traditionnel de sa croissance-- s'est violemment contractée en août, confirmant l'essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale après les États-Unis, en dépit des efforts de relance des autorités.

Avec d'autres chiffres faibles mardi à travers le monde, dont un ralentissement de l'activité manufacturière américaine en août, «le marché est dans un état d'esprit où il ne trouve que des raisons pour baisser», a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

Wall Street a ainsi suivi mardi un mouvement d'abord imprimé par les Bourses en Asie --Tokyo a perdu près de 4%-- puis en Europe, où Paris, Londres et Francfort ont baissé de 2 à 3%.

«On est en train de s'adapter à un monde où la croissance va être bien inférieure à ce que l'on aurait pu attendre il y a quelques mois, puisqu'elle était tirée par la Chine et les pays émergents», a jugé M. Volokhine.

«Les marchés digèrent cela, mais on dirait plutôt une indigestion, car beaucoup de secteurs de l'économie mondiale avaient besoin d'un client ultime», a-t-il conclu. «Depuis des années, c'était la Chine, que ce soit pour vendre des avions, des téléphones, du cognac, et il fallait qu'elle ait un taux de croissance très supérieur à celui des pays développés. Est-ce que cela pouvait durer? Non».

Le marché obligataire avançait. Vers 16 h 20, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissait à 2,154% contre 2,214% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,919% contre 2,958% auparavant.

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