Wall Street entre prudence et solidité

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Lundi, Wall Street avait entamé avec prudence une... (Photo Richard Drew, Archives AP)

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Photo Richard Drew, Archives AP

Lundi, Wall Street avait entamé avec prudence une semaine riche en indicateurs, résultats et éventuelles informations sur la politique monétaire des États-Unis.

Agence France-Presse
NEW YORK ET TORONTO

Wall Street a hésité mardi entre la bonne forme des valeurs technologiques et une certaine prudence face à une réunion de la banque centrale américaine (Fed), alors que la bourse de Toronto enregistrait des pertes.

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Les marchés à la clôture :

TSX 12 581,75 / -87,29 (-0,69%)

Dow Jones 15 520,59 / -1,38 (-0,01%)

S&P 500 1 685,96 / +0,63 (+0,04%)

NASDAQ 3 616,47 / +17,33 (+0,48%)

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La chute de titres de producteurs de potasse a contribué au recul de la Bourse de Toronto. Des entreprises de potasse en Amérique du Nord ont subi l'impact de la décision d'un rival russe de rompre ses liens avec un groupe européen pour exploiter seul son réseau. Le geste de Uralkali pourrait signifier une réduction de prix de l'ordre de 25%.

PotashCorp of Saskatchewan (T.POT), le titre le plus actif sur le TSX, a plongé de plus de 16%, à 32,66 $, avec un très lourd volume de 27,4 millions d'actions transigées. Les actions de Agrium (T.AGU) ont glissé de 5%, à 89,15 $. À New York, Mosaic (MOS) a trébuché de 9,40 $, ou 17,67%, à 43,81 $ US.

Pendant ce temps, le dollar canadien a cédé 0,4%, à 97,07 cents US.

Se plaçant sur la réserve en attendant la fin d'une réunion du Comité de politique monétaire de la Fed mercredi, «le Dow Jones et le S&P 500 terminent presque à l'équilibre après un accès de faiblesse en cours de séance», a relevé Michael James de Wedbush Morgan Securities.

«C'est le Nasdaq qui se révèle très solide aujourd'hui», a -t-il ajouté. «Les investisseurs semblent de nouveau favoriser le secteur technologique en se tournant principalement vers des grands noms de la cote comme Apple (+1,23% à 453,32 dollars), Google (+0,98% à 890,92 dollars) ou Cisco (+1,34% à 25,67 dollars).»

Surtout, l'action de Facebook (+6,20% à 37,63 dollars) a frôlé son prix d'introduction en Bourse «et c'est un élément psychologique très positif», a souligné M. James. «Le groupe a longtemps été un peu un bouc émissaire sur le marché et depuis qu'ils ont diffusé leurs résultats la semaine dernière, on assiste à un vrai retournement», a-t-il ajouté.

Dès l'ouverture, la place new-yorkaise s'était «réveillée de bonne humeur grâce à la hausse de 1,5% à la Bourse de Tokyo et de 0,7% à la Bourse de Shanghai, des indicateurs encourageants sur la confiance économique dans la zone euro et une salve de résultats de bonne tenue aux États-Unis», a remarqué Patrick O'Hare de Briefing.com.

Le marché a également pu profiter d'un bon indicateur sur l'immobilier, secteur particulièrement surveillé aux États-Unis: selon l'enquête Case-Shiller publiée par Standard & Poor's, les prix des logements ont augmenté en mai pour le seizième mois de suite.

Un peu moins encourageant, le moral des ménages a enregistré un léger recul en juillet aux États-Unis, selon l'indice de confiance des consommateurs américains publié par le Conference Board. Mais «malgré cette légère baisse, cet indice reste près de son plus haut en cinq ans», ont relevé les analystes de FTN Financial.

Les investisseurs ont aussi pu compter sur les chiffres meilleurs que prévu du pharmacien Pfizer (+0,44% à 29,67 dollars), qui a dépassé les attentes de Wall Street avec un bénéfice plus que quadruplé, ou du fabricant de pneus américain Goodyear, qui a ravi le marché (+8,92% à 18,56 dollars), avec un bénéfice trimestriel plus que doublé et des prévisions plus optimistes qu'auparavant.

L'opérateur boursier transatlantique NYSE Euronext, en passe d'être racheté par l'Américain ICE, a pour sa part dégagé des profits en hausse de 38% et supérieurs aux attentes, gagnant 0,68% à 41,70 dollars.

Les résultats de l'opérateur de téléphonie mobile Sprint ont aussi été bien reçus par le marché (+7,32% à 6,16 dollars).

Le groupe pharmaceutique Merck a de son côté fait part d'un bénéfice divisé par deux, affecté par la perte d'exclusivité sur plusieurs médicaments (-0,60% à 48,05 dollars).

L'annonce du rachat pour 7,6 milliards de dollars du gestionnaire d'hôpitaux américain Health Management Associates (HMA) par son concurrent Community Health Systems (CHS) a été fraîchement accueillie. Le premier a chuté de 10,86% à 13,30 dollars et le second a lâché 3,49% à 45,58 dollars.

Le groupe pétrolier Hess Corporation s'est apprécié de 1,61% à 73,19 dollars après l'acquisition de son activité de distribution de gaz aux entreprises par le groupe énergétique britannique Centrica pour un peu plus de 1 milliard de dollars.

Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,603% contre 2,585% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,672% contre 3,656% la veille.

- Avec La Presse Canadienne

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