Le titre de SNC recule encore en Bourse
La Presse
Le titre, qui peinait à remonter la peine mardi, suivait la tendance baissière du marché hier matin quand le nouveau déboire le plomba. Il a terminé la séance à 39,99$, en retrait de 92 cents par rapport à la veille.
Les actions de la firme d'ingénierie montréalaise avaient déjà largué 2,2% de leur valeur dans une forte activité, lundi, après que l'ancien vice-président de la division construction, Riadh Ben Aïssa, ait été officiellement accusé de blanchiment d'argent par la justice suisse.
Le titre a perdu plus du tiers de sa valeur depuis son sommet de 59,95$ établi il y a 10 mois. Un creux de 34,36$ a été touché le 4 septembre.
Aucun analyste n'a cru bon de mettre à jour ses recommandations concernant le titre à la lumière des derniers événements, hier. Au dernier relevé, un seul des 15 analystes qui suivent le stock préconisait de s'en départir tandis que sept s'affichaient acheteurs et six maintenaient leur position.
Les scandales autour du groupe SNC-Lavalin et sa faible valeur en Bourse relancent toutefois les spéculations sur son avenir. Deux analystes avançaient déjà l'idée d'un putsch de la part d'investisseurs mécontents et d'une vente d'actifs, le mois dernier, avant même que l'arrestation de l'ancien vice-président de la division construction ne vienne encore noircir le portrait.
Maxim Sytchev, d'AltaCorp Capital, écrivait que la faible valeur du groupe montréalais d'ingénierie pourrait inciter des investisseurs mécontents à forcer le prochain chef de la direction, Robert Card, à céder une partie ou la totalité de ses investissements dans des infrastructures. SNC possède notamment des participations dans l'autoroute à péage 407 en Ontario et dans le transporteur albertain d'électricité AltaLink. Selon M. Sytchev, la vente de la société en bloc est possible, mais «politiquement difficile à accepter», référence à la tentative ratée de prise de contrôle de la chaîne québécoise de quincailleries Rona par la société américaine Lowe's.
Sara O'Brien, de RBC Marchés des capitaux, estime de même que l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, «qui peut être perçu comme protectionniste», pourrait refroidir les ardeurs d'éventuels acheteurs étrangers. Elle croit que la vente des intérêts de SNC-Lavalin dans l'autoroute 407 et Altalink pourrait rapporter quelque 2,3 milliards, somme que l'entreprise montréalaise pourrait appliquer au rachat massif de ses actions dans l'espoir de remplumer le titre.
Partager |
|
Tweet |
|
La Presse Affaires vous suggère
Pierre Duhaime dans les filets de l'UPAC
L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté hier son premier suspect - et non le moindre - dans le cadre de son enquête sur le gigantesque... »
SNC-Lavalin: l'Ordre des ingénieurs «satisfait»
L'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) s'est dit «satisfait» hier de l'arrestation de l'ex-président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, affirmant du... »
SNC-Lavalin: une purge et ça presse
Depuis février dernier, le mystère ne cesse de s'épaissir chez SNC-Lavalin. Et l'arrestation hier de l'ex-PDG Pierre Duhaime tend à confirmer que les... »
SNC-Lavalin pourrait perdre gros
L'arrestation de l'ex-président Pierre Duhaime dans le dossier du Centre universitaire de santé McGill fait surgir un nouveau spectre pour... »
publicité
publicité
- Cuba: venir à bout du marabu
- Crise européenne: Rome prend très au sérieux les propos de Hollande
- Google se défend après la polémique sur les multinationales et l'impôt
- Le PDG de JPMorgan joue son autorité face à ses actionnaires
- La RDC fixe à 2015 la construction de «la plus grande centrale hydroélectrique du monde»
- Le système C de Cuba
publicité
publicité
publicité

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




