Projet du CUSM: le titre boursier de SNC perd 1%

En avril dernier, des policiers de la Gendarmerie... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Photo Alain Roberge, La Presse

En avril dernier, des policiers de la Gendarmerie royale du Canada ont mené une perquisition au siège social de SNC-Lavalin, à Montréal.

(Montréal) Le titre boursier de SNC-Lavalin (T.SNC) a perdu près de 1%, hier, dans la foulée de la nouvelle publiée par La Presse sur le contrat du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Selon nos sources, rappelons-le, les autorités soupçonnent des dirigeants de SNC-Lavalin d'avoir versé 22 millions de dollars afin d'obtenir le contrat du CUSM. L'existence de ces mystérieux paiements était connue, mais jusqu'à ce jour, tous croyaient qu'ils concernaient uniquement les contrats en Afrique.

Hier matin, moins de 90 minutes après l'ouverture des marchés, le titre avait plongé de 2,5%, à quelque 37$. Il a progressivement remonté par la suite, clôturant à 37,60$, en baisse de 35 cents (0,92%). Globalement, la valeur boursière de l'entreprise a ainsi perdu un peu plus de 50 millions, hier. Depuis le début de l'année et l'éclatement des problèmes d'éthique de l'entreprise, l'action de SNC a perdu 26,4%, soit une valeur boursière globale de 2 milliards de dollars.

SNC collabore avec la police

Hier, au cours d'une téléconférence, le président du conseil d'administration de la multinationale, Gwyn Morgan, n'a pas voulu s'étendre sur le sujet. Il a néanmoins indiqué que l'organisation avait transmis aux autorités tous les éléments de son enquête interne. «Le conseil a fait son travail; nous avons tout donné aux autorités, nous avons remis toutes les informations que nous avions. Je pense que ça leur a donné une avance dans toutes leurs enquêtes, et nous espérons qu'ils seront ainsi plus expéditifs.»

L'enquête interne de SNC précise que la contrepartie qui a reçu les paiements de 22,5 millions américains en 2010 et 2011 «semble fictive». Ces paiements, faits à la demande de l'ex-vice-président construction Riad Ben Aïssa, ont transité dans plusieurs territoires.

Dès 2012, le PDG d'alors, Pierre Duhaime, de même que le chef des affaires financières, Gilles Laramée, avaient été avertis qu'un agent avait été embauché pour ce qui paraissait être le projet du CUSM. Les deux gestionnaires savaient également que les 22,5 millions seraient imputés à un autre projet, selon le rapport.

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