Second début pour Héroux-Devtek

Le président et chef de la direction d'Héroux-Devtek,... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Le président et chef de la direction d'Héroux-Devtek, Gilles Labbé.

(Montréal) Une nouvelle vie commnce pour Héroux-Devtek (T.HRX), et c'est fort bien dotée et sous les applaudissements des investisseurs que l'entreprise de Longueuil peut maintenant se concentrer sur les trains d'atterrissage.

Le titre a bondi de 50% à un sommet historique de 11,75$ à l'ouverture de la Bourse de Toronto, après l'annonce de la cession de ses activités de fabrication de composants structuraux. Il cotait 10,42$ à la fermeture, une hausse de 2,57$, ou 32,7%, par rapport à la veille, son niveau le plus élevé depuis cinq ans. L'entreprise entrée à la Bourse il y a 25 ans avait vu un sommet en clôture de 11,70$ en août 2001.

Cette appréciation n'a rien de disproportionné puisque les activités cédées rapportent presque tout autant par action que les 7,85$ que cotait le titre encore lundi soir. Plus précisément, la vente rapporte 7,60$ nets de frais et d'impôts, selon les calculs de l'analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale. Ou 7,56$, selon l'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux.

Les analystes s'attendent à ce que Héroux-Devtek utilise ces liquidités, de l'ordre de 230 millions de dollars, pour financer des acquisitions ou verser un dividende extraordinaire aux actionnaires, après remboursement de certaines dettes. L'entreprise n'a jamais versé de dividende. Elle pèse 315 millions en Bourse.

Les activités restantes de l'entreprise valent elles-mêmes entre 6,90$ et 7,20$ par action, selon qu'on applique aux profits prévus le multiple courant d'un marché très prudent ou celui plus valorisant révélé par l'offre de Precision Castparts, figure l'analyste de la Financière. D'où une cible révisée, de 12,50$ à 14,80$ pour le titre.

Du côté de Desjardins, Benoit Poirier voit le titre à 11$, soit près du cours actuel. Les activités de trains d'atterrissage valent selon lui 4,56$, suivant un multiple de 12 fois les profits prévus pour cette division le prochain exercice.

Uniquement les trains d'atterrissage

Héroux devient un fournisseur pur jeu de trains d'atterrissage avec un chiffre d'affaires estimé pour l'exercice en cours de 259 millions et un bénéfice d'exploitation d'environ 35 millions. «Il y aura toujours des occasions de croissance, en particulier pour les nouveaux programmes complets de trains d'atterrissage (Learjet 85, Legacy 450/500) qui commenceront à générer des revenus plus tard cette année», note M. Doerksen. À plus long terme, l'analyste s'attend à voir une offre de service pour les trains d'atterrissage des versions remotorisées des E-Jet d'Embraer.

Les principaux actionnaires de Héroux-Devtek sont le gestionnaire de fortunes Deans Knight Capital Management, de Vancouver, avec 16,1% des parts, suivi par la Caisse de dépôt et placement du Québec, avec 13,9% des actions et le président de l'entreprise, Gilles Labbé, avec 12,4%. Suivent ensuite différents gestionnaires de fonds communs de placement.

Héroux est entrée à la Bourse de Montréal en 1987 à la suite d'une émission de 9 millions de dollars dans le cadre du Régime d'épargne-actions du Québec (REA). Les actions avaient été émises à 5$ pièce. En 2001, un million d'actions ordinaires ont été vendues au Fonds d'Investissement REA, à un prix de souscription de 9,91$ chacune, pour un produit brut global de 9,9 millions.

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