Les PAPE sont dans l'air

Le PAPE de la pop, Fender Musical Instruments, s'en vient... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Le PAPE de la pop, Fender Musical Instruments, s'en vient en Bourse. Steve Winwood et Eric Clapton (notre photo) ont notamment fait hurler la célèbre marque de guitare au Madison Square Garden de New York en mars dernier.

Les marchés boursiers ont le pardon facile. Deux mois après l'entrée ratée de Facebook en Bourse, les PAPE (premiers appels publics à l'épargne) d'entreprises technos reviennent en vogue. Et Morgan Stanley est de nouveau de la partie. Après avoir introduit avec succès ServiceNow à la cote, à la fin du mois dernier, la banque d'affaires, dont la réputation a été malmenée avec le fiasco boursier du réseau social, persiste avec les introductions de Kayak et de Palo Alto Networks, jeudi de la semaine prochaine.

Le groupe Kayak Software Corporation, fondé en 2004 par les voyagistes en ligne Expedia, Travelocity et Orbitz, pour permettre de comparer les prix de vols, hôtels et location de voitures de centaines de sites de voyage, souhaite lever jusqu'à 100 millions US en mettant sur le marché NASDAQ 4 millions d'actions vendues entre 22 et 25$US pièce. Au premier trimestre, Kayak a enregistré un bénéfice net de 4,1 millions US sur un chiffre d'affaires de 73,3 millions US, en hausse de 39%. L'entreprise a déjà tenté de monter en Bourse à la fin de l'année 2010. Mais c'était ramer contre le courant.

De son côté, Palo Alto Networks, fournisseur de pare-feu pour réseaux d'entreprise, espère lever 229 millions US à la Bourse de New York. L'entreprise se veut un pionnier en matière de sécurité réseau à un moment où la modification des menaces et l'évolution des processus informatiques conduisent les responsables de la sécurité des réseaux à demander davantage à leurs pare-feu d'entreprise.

Les yeux sont aussi tournés vers Twitter pour un éventuel premier appel public à l'épargne. Attendue tôt en 2013, l'introduction en Bourse de «l'autre» réseau social confirmerait la reprise de confiance dans les nouveaux titres boursiers du Net après la douche froide qu'a causée l'écroulement du cours de Facebook à la fin de mai.

Contrairement à Facebook qui n'avait pas laissé de chance aux premiers investisseurs de profiter de cette effervescence, Twitter serait plus modeste dans son autoévaluation relativement à ses revenus réels et attendus. Le réseau de microblogage estimerait sa valeur aux alentours de 8 milliards US, une fraction des 100 milliards US de Facebook, notait récemment notre collègue Alain McKenna, du blogue Techno.

L'entreprise d'entreposage de données dans le cyberespace (cloud) ServiceNow a apparemment redonné confiance au marché pour les PAPE du web. Les actions de l'entreprise vendues 18$US pièce, le 28 juin, ont oscillé entre 15 et 17$US avant de partir en fusée et toucher 26$US. Le titre, inscrit sous le symbole accrocheur NOW, cotait 25,05$US à la fermeture hier.

Exa Corp

Le NASDAQ a aussi accueilli ces dernières semaines un autre titre à saveur technologique, Exa Corp, petite entreprise qui conçoit des logiciels de simulation de performance pour les constructeurs automobile. Le titre inscrit à 10$US le 27 juin, évolue depuis dans une étroite fourchette de plus ou moins 88 cents US.

Mentionnons en terminant la venue attendue du PAPE de la pop: Fender Musical Instruments, dont Jimi Hendrix et Eric Clapton ont notamment fait hurler les guitares.

L'entreprise fondée en 1940 par Leo Fender, espère lever 160,5 millions US à l'occasion d'un premier appel public à l'épargne, ce qui porterait sa valeur à 395 millions US.

On en discute sur le blogue des marchés à: www.lapresse.ca/durivage

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