Wall Street finit sans direction

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Un certain soulagement régnait sur le parquet à New York.

Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini sans direction jeudi à l'issue d'une journée riche en actualité économique, les investisseurs restant toutefois hésitant avant la publication vendredi des chiffres de l'emploi aux États-Unis: le Dow Jones a cédé 0,36% et le Nasdaq est resté stable (0%).

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 47,15 points à 12 896,67 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a grignoté 0,04 point à 2976,12 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,47% (-6,44 points) à 1367,58 points.

À Toronto, le TSX a clôturé en baisse de 96,96 points ou 0,81% à 11 816,91 points.

Wall Street avait ouvert en baisse avant que le Dow Jones ne se hisse en territoire positif à la mi-journée. Selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital, il s'agissait d'«une réaction tardive aux chiffres du rapport ADP» qui a montré que les embauches s'étaient accélérées en juin dans le secteur privé, les entreprises privées américaines créant ce mois-là 29% de postes de plus qu'en mai.

Mais cela n'a été que de courte durée et l'indice phare de la bourse new-yorkaise a finalement fini à la baisse.

«Deux courants» de pensée se sont affrontés ainsi toute la journée, a souligné Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

D'un côté, «il y a (les investisseurs) qui disent que les chiffres du jour sur l'emploi, le relevé ADP et le rapport hebdomadaire, laissent présager de bons chiffres demain» lors de la présentation de l'état du marché du travail aux Etats-Unis en juin, a-t-il dit.

En effet, les embauches se sont accélérées en juin dans le secteur privé, les entreprises privées américaines créant ce mois-là 29% de postes de plus qu'en mai selon le rapport ADP.

Les nouvelles inscriptions au chômage ont en outre baissé aux États-Unis dans les derniers jours de juin. Il s'agit de la deuxième baisse hebdomadaire consécutive et le repli est plus fort que ne le pensaient les analystes.

«Et puis l'autre façon de raisonner est de juger décevant l'ISM», a poursuivi M. Volokhine, tout en notant que l'annonce de la baisse des taux de la banque centrale européenne (BCE), et le discours qui a suivi, sont «plutôt inquiétants» par rapport à l'état de l'économie européenne.

L'activité dans les services a en effet ralenti sa progression en juin, indique l'indice ISM «non-manufacturier», qui a perdu 1,6 point par rapport à mai, pour s'établir à 52,1%, son niveau le plus faible depuis janvier 2010.

Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,597% contre 1,629% mardi, et celui à 30 ans à 2,722% contre 2,741%.

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