Les Bourses européennes restent prudentes

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Vers 7h30 (heure de Montréal), Paris était en hausse de 0,13%, Londres de 0,21%, Francfort de 0,16%. Madrid et Milan qui avaient carrément plongé lundi, gagnaient respectivement 0,06% et 0,40%.

Agence France-Presse
Paris

Après avoir entamé la semaine sur une forte baisse, les Bourses européennes ont repris des couleurs mardi, ouvrant sur une timide hausse, même si les investisseurs restent inquiets de la situation des pays les plus fragiles de la zone euro, en particulier l'Espagne.

Vers 7h30 (heure de Montréal), Paris était en hausse de 0,13%, Londres de 0,21%, Francfort de 0,16%. Madrid et Milan qui avaient carrément plongé lundi, gagnaient respectivement 0,06% et 0,40%.

À l'approche du sommet européen prévu jeudi et vendredi, les attentes se font de plus en plus fortes, alors que les taux d'emprunts de l'Espagne s'envolent de nouveau, le pays payant cher la situation de ses banques asphyxiées par des crédits immobiliers risqués.

Concrétisant les craintes, Moody's a abaissé lundi soir, de un à quatre crans la note de long terme de la dette de 28 banques espagnoles et de deux émetteurs de crédits. Seize établissements pourraient encore être abaissés à court ou moyen terme.

Mais selon un analyste parisien, sous couvert d'anonymat, «cette décision, largement anticipée, devrait avoir peu d'impact sur le marché mais c'est un nouvel élément anxiogène».

«L'abaissement de la note de 28 banques espagnoles par Moody's ne fait que confirmer le fait acquis que le système bancaire espagnol ne pourra pas se sortir de la crise sans intervention extérieure», ont estimé pour leur part les analystes du Crédit Mutuel-CIC.

De façon plus générale, il n'y a, selon eux, «pas de message rassurant en provenance de l'Europe. À quelques jours du Sommet européen, les différends entre dirigeants européens font craindre un dangereux immobilisme».

«L'Europe a besoin de récréer un corridor de sécurité pour les pays en difficulté mais les États aptes à le garantir sont de moins en moins nombreux», ont-ils constaté.

Face à cette pression grandissante, et à deux jours du sommet, les responsables européens tentent de parer à la situation. Le ministre français de l'Économie Pierre Moscovici recevra ainsi dès mardi soir à Paris ses homologues allemand, italien et espagnol des Finances afin de «préparer activement» le sommet européen de Bruxelles.

Et mercredi soir à Paris, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, doivent également se rencontrer toujours dans la perspective du sommet.

Mardi matin, sur le marché obligataire, les taux d'emprunts de l'Espagne et de l'Italie continuaient à se tendre.

Et c'est dans ce contexte que Rome va tenter de lever dans la journée entre 2,5 et 4 milliards d'euros à moyen et long terme et Madrid deux et trois milliards à trois et six mois.

Sur le marché des changes, l'euro se reprenait pour sa part légèrement face au dollar mardi, dans un marché également sceptique avant le sommet. Tôt ce matin, l'euro valait 1,2512 dollar contre 1,2502 dollar lundi soir.

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