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Les Bourses nord-américaines en baisse, déprimées par la contagion en Europe

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La Bourse de New York a fini en baisse lundi, déprimée par la poursuite  de la... (Photo Reuters)

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Agence France-Presse

La Bourse de New York a fini en baisse lundi, déprimée par la poursuite de la crise de la dette en Europe, avec la demande d'aide formulée par Chypre à quelques jours d'un sommet crucial: le Dow Jones a cédé 1,09% et le NASDAQ 1,95%

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 138,12 points à 12 502,66 points, et le NASDAQ, à dominante technologique, 56,26 points à 2 836,16 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 1,60% (-21,30 points) à 1313,72 points.

À Toronto, le S&P TSX a perdy 0,92 %, ou 105,15 points, à 11 330,39 points.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,44 cent US à 97,16 cents US.

«On tourne un peu en rond», a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. «Les investisseurs essaient au maximum de réduire l'exposition au risque de leur portefeuille».

La Bourse new-yorkaise «craint que le sommet (européen à venir) accouche d'une souris», a-t-il noté.

Les indices new-yorkais «suivent les marchés européens à la baisse, alors que l'incertitude des investisseurs a été renforcée par la demande formelle d'aide financière soumise par l'Espagne pour ses banques», ont expliqué les analystes de Wells Fargo.

Madrid a publié lundi sa lettre officielle de demande d'aide à la zone euro, s'abstenant toutefois de fournir les détails du plan attendu le 9 juillet.

Le gouvernement espagnol avait annoncé jeudi que ses banques auraient besoin de 62 milliards d'euros au maximum, selon les résultats d'un audit indépendant, tandis que la zone euro a proposé au maximum 100 milliards d'euros.

Au-delà des seuls cas ibérique et italien, l'impatience est «grande» à l'extérieur de la zone euro. Les marchés «attendent avec anxiété des solutions notables et concrètes de la part des dirigeants de la zone euro» lors du sommet à venir, a relevé Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

Ceci, alors que la crise continue de s'étendre: la République de Chypre a présenté officiellement une demande d'aide financière à la zone euro pour renflouer son système bancaire.

En outre, les investisseurs américains suivent avec appréhension «l'énorme ralentissement en Chine», moteur de la croissance économique dont les statistiques «donnent des sueurs froides», a dit Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Enfin, Wall Street est gagnée par une certaine «hésitation» avant de connaître le jugement de la Cour suprême sur la réforme phare de Barack Obama sur la santé, a noté M. Blicksilver. La plus grande réforme du président démocrate, en pleine campagne pour sa réélection, vise à assurer une couverture maladie à 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus.

Cette tension générale se reportait sur les valeurs financières.

Bank of America a cédé 4,28% à 7,60 dollars, Citigroup 4,43% à 26,75 dollars, Morgan Stanley 5,13% à 13,41 dollars, Goldman Sachs 2,57% à 91,22 dollars et JPMorgan Chase 1,86% à 35,32 dollars.

Dans le secteur technologique, Apple a cédé 1,95% à 570,77 dollars et Motorola 2,40% à 46,73 dollars. Un juge américain a renvoyé les deux groupes dos-à-dos dans les plaintes croisées qu'ils ont déposées l'un contre l'autre pour violation de brevets.

Le géant américain des logiciels Microsoft a perdu 2,72% à 29,86 dollars après avoir annoncé qu'il allait racheter Yammer, un jeune réseau social pour les entreprises, pour 1,2 milliard de dollars en numéraire.

Le leader du marché, LinkedIn, a cédé 3,56% à 103,05 dollars.

Dans la téléphonie, le fabricant du BlackBerry, Research in Motion (RIM), a abandonné 7,61% à 9,10 dollars. La presse américaine a évoqué un projet de scission des activités du groupe canadien qui a fermement démenti.

Rare bonne performance, le fabricant américain de logiciels Quest Software a grimpé de 5,63% à 27,69 dollars. Il a reçu une offre de rachat de 2,32 milliards de dollars.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,608% contre 1,672% vendredi, et celui à 30 ans à 2,682% contre 2,756%.

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